Je reste nu
Le ciel immense au-dessus de moi
Je sens le vent chaud me caresser la peau
Laissez passer l’homme qui meurt
LE COLONEL BARBAQUE
ET LE CHANT DES 7 TOURS
Quentin Ripoll a connu l’horreur des tranchées, la folie du feu et de la mort à l’affût. Il fait partie de ces hommes qui, la paix revenue, restent des âmes irrémédiablement brûlées, incapables de réintégrer le rythme lent d’une vie d’homme.
En mémoire d’un camarade, M’Bossolo, qui l’avait sauvé, il part à l’aventure en Afrique, s’adonne à des trafics, et bascule dans la rébellion contre le colonisateur français.
« Je suis la guerre », répète celui que les insurgés ont baptisé Colonel Barbaque, et qui met tout son art à terroriser les garnisons et les caravanes au long du fleuve Niger.
Mais le temps des indépendances n’est pas encore venu…
EN PREMIÈRE PARTIE, LE CHANT DES 7 TOURS
C’est un cri, une plainte, une mélopée. L’évocation de ces cohortes d’hommes, de femmes et d’enfants d’Afrique qui, durant des siècles, ont été arrachés à leur village, à leur famille, à leur terre, à leur langue, pour être réduits en esclavage.
Dernière « cérémonie » avant l’embarquement forcé, ils devaient tourner autour de « l’arbre de l’oubli » et franchir la « porte de non-retour ». Cet arbre symbolique devient ici un monstre, tout autant que cette entreprise préindustrielle qu’a été la traite négrière.
Ce poème en prose a le souffle, la force des grandes incantations.
Mise en scène et jeu :
Pascal Guin
Composition et piano :
Christofer Bjurström
Chorégraphie et danse :
Marcel Gbeffa
Création lumières :
Jean-Michel Courant
D’après un texte de Laurent Gaudé
Durée : 1h30
Création en 2018
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Tournée
Nous avons eu le plaisir de jouer :
- Création à L’Estran-Guidel (56) le 25 janvier 2018
- Scènes-Vosges-Epinal (88)
- Le Triton-Les Lilas (93)
- Institut Français de Cotonou- Bénin
- Salle J. Tati-Saint Germain-en-Laye (78)
- L’Hermine-Sarzeau (56)
- Le Grand Logis-Bruz (35)